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Chapitre d'ouvrage

Anton Marty. À Propos des phrases sans sujet (1888-1895)

Résumé : Anton MARTY : À PROPOS DES PHRASES SANS SUJET (Über subjektlose Sätze), 1888-1895 Faut-il émanciper la logique de la grammaire ? Tenant dans ce débat une place privilégiée, le cas des « phrases impersonnelles » ainsi que celles exprimant l'« existence » a passionné les logiciens et les grammairiens allemands des XVIII e et XIX e siècles. La réponse kantienne, qui interprète la syntaxe judicative d'après le modèle offert par la syntaxe prédicative (dans laquelle une « propriété » est attribuée à une « chose ») ne satisfait ni [le philosophe logicien R. H.] Lotze [1817-1881] ni Marty. Marty, estimant que Kant confond « représentation » (Vorstellung) et « signification » (Bedeutung), entreprend de dégager le véritable sens des deux syntaxes. Il apporte au débat une contribution originale, puisqu'il conçoit le jugement en amont de la structure logique (définie jusqu'alors par la structure sujet-prédicat) et y voit en premier lieu un « phénomène psychique ». Pour Marty, comme pour J. S. Mill et Brentano, l'« acceptation ou le rejet d'un contenu représenté » est nécessaire et suffisante pour qu'il y ait « jugement », c'est-à-dire qu'il faut et il suffit d'un « signe qui évoque une représentation » et d'un « signe qui annonce le représenté comme devant être accepté ou rejeté ». Cette définition lui permet de considérer ce qu'il y a de commun à toute synthèse prédicative, quelle que soit la séquence syntaxique de la phrase (simple ou complexe) dans laquelle la synthèse prend forme. L'acte judicatif est partout le même, que ce soit dans les phrases impersonnelles ou existentielles, ou dans des assertions « catégoriques ». En effet, c'est la « matière » (Materie ou Stoff) soumise à l'acceptation ou à la réfutation qui est simple ou composée. Dans le cas des phrases impersonnelles ou existentielles, la matière du jugement est simple : une représentation conceptuelle (par exemple, « pluie ») est posée, laquelle doit être acceptée ou réfutée. C'est la matière minimale du jugement (dit alors « thétique »). Le même acte judicatif se rencontre dans la « formule catégorique », mais il porte dans celle-ci sur une matière « composée », puisqu'il admet ou réfute pour un « sujet noétique »-lui-même posé par un jugement-tel « prédicat », obtenu également par jugement. La formule catégorique est au départ l'expression adéquate du jugement « double » : c'est là sa « signification ». Or, étant de loin la plus fréquente (et la plus opérante, du point de vue cognitif), cette formule s'est étendue à l'expression des
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https://hal.univ-angers.fr/hal-02384843
Contributeur : Françoise Daviet-Taylor <>
Soumis le : jeudi 28 novembre 2019 - 15:20:46
Dernière modification le : jeudi 23 janvier 2020 - 14:55:38
Document(s) archivé(s) le : samedi 29 février 2020 - 17:54:10

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Marty - A propos des phrases s...
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  • HAL Id : hal-02384843, version 1

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Françoise Daviet-Taylor. Anton Marty. À Propos des phrases sans sujet (1888-1895). Encyclopédie Philosophique Universelle. Vol. III, Les Œuvres Philosophiques : dictionnaire, tome 2. La philosophie occidentale de 1889 à 1990., 1992. ⟨hal-02384843⟩

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