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La "sursignifiance" du personnage en littérature de jeunesse : l'exemple des textes de Roald Dahl

Résumé : Cet article propose de s'intéresser à la fabrique des héros en littérature jeunesse. De nombreux personnages de livres pour enfants ont effectivement atteint ce statut et ont ainsi souvent marqué l'enfance de nombreux lecteurs. Il s'agira donc, à travers ces quelques pages, de réfléchir sur ce qui constitue un/une héros/héroïne (notion qui ne coïncide pas toujours avec celle de personnage principal) et de mettre en valeur ses qualités. Apparu très tôt, le héros a connu bien des avatars, oscillant depuis toujours entre l'être extraordinaire, et le personnage commun mais capable de se dépasser. Ici, ce sont les héros des livres de Roald Dahl qui nous intéresseront. La problématique de cet article est simple : comment de simples personnages au destin parfois tragique (les protagonistes dahlians sont très souvent orphelins, battus et/ou maltraités) ont-ils pu marquer autant de générations de lecteurs et à travers quels procédés l'auteur parvient-il à signifier leur héroïsme pour favoriser l'identification du lecteur ? Mots-clés : littérature jeunesse-héros-Roald Dahl-sursignifiance-onomastique-théories de la lecture-identification. La littérature de jeunesse est un genre de littérature quelque peu particulier dans la mesure où son originalité découle le plus souvent des personnages qu'elle produit. Dans les livres pour enfants, les intrigues, mais surtout les personnages, sont souvent singuliers et ont marqué/vont marquer des générations de lecteurs qui se sont/seront identifiés à ces héros littéraires. Le personnage de littérature jeunesse est donc essentiel et va également avoir un statut particulier : celui de héros. Réfléchir à l'héroïsme, c'est avant tout s'interroger sur l'origine du héros. Le terme héros, d'origine grecque, apparaît dans l'oeuvre la plus ancienne de la littérature européenne : L'Iliade d'Homère, pour désigner les chefs militaires de la guerre de Troie, comme Achille. Selon le Dictionnaire historique de la langue française, « le mot était 1 Selon le terme de Nathalie PRINCE dans La littérature de jeunesse : Pour une théorie littéraire (p. 112). Ce terme désigne certains procédés emphatiques utilisés par les auteurs pour signifier l'héroïsme de leur personnage comme l'onomastique ou la surexploitation de valeurs héroïques universelles.
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Contributeur : Florence Casulli <>
Soumis le : vendredi 9 octobre 2020 - 14:08:48
Dernière modification le : mardi 13 octobre 2020 - 03:35:52

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Florence Casulli. La "sursignifiance" du personnage en littérature de jeunesse : l'exemple des textes de Roald Dahl. TransversALL. Revue de l'Ecole Doctorale Arts, Lettres, Langues de l'UBL, Université Bretagne Loire, 2019, Fabriquer le héros, construire la frontière, pp.15-27. ⟨hal-02441740⟩

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