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New Orleans as the city of misfit women in Jezebel (William Wyler, 1938) and The Flame of New Orleans (René Clair, 1941)

Résumé : Dans plusieurs films hollywoodiens sur le Sud antebellum, la ville de la Nouvelle-Orléans pivote autour d’une jeune femme insoumise, peu adaptée aux codes et aux coutumes du pays, pour servir ainsi le portrait cinématographique de la ville louisianaise au XIXe siècle, présentée comme un topos d’instabilités culturelles et sexuelles, en même temps qu’un parfait lieu de spectacles et performances de toutes sortes. Vue comme une ville peu américaine où les codes se mélangent sans néanmoins déboucher sur un melting pot, la Nouvelle-Orléans filmique fournit une toile de fond fascinante pour des fictions filmiques susceptibles de remettre en question l’image romantique archétypale du Sud antebellum. Cet article examine deux personnages féminins qui mettent à mal la vision pastorale du « Vieux Sud », enracinée dans les romans de plantation du XIXe siècle dans Jezebel de William Wyler (L’Insoumise, 1938), et dans The Flame of New Orleans (La Belle Ensorceleuse, 1941), réalisé par René Clair au cours de son exile aux Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Dans le premier, une Belle du Sud nommée Julie Marsden (Bette Davis) transgresse les codes de civilité sudiste, alors que chez René Clair, c’est une douteuse comtesse française, Claire Ledoux (Marlene Dietrich), qui perturbe le beau monde de la célèbre ville portuaire. Dans quelle mesure la conduite de la leading lady déclenche le plus grand cataclysme connu par le Sud avant la Guerre de Sécession (1861-1865) — la fièvre jaune qui dévasta la Nouvelle Orléans dans les années 1850 — demeure une interrogation à la fin du mélodrame de Wyler qui amène le spectateur à s’interroger sur les rapports entre la calamiteuse conduite de la jeune femme, emblématique de l’insouciance des Sudistes avant la guerre, et les catastrophes qui s’abattent sur la ville sudiste. Sur un ton plus satirique, mais en résonance avec l’iconoclasme de l’héroïne rebelle néo-orléanaise de William Wyler, René Clair nous présente une ville que l’on ne saurait confondre avec Atlanta en Géorgie, dans cet autre film représentatif du genre « southern ».
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https://hal.univ-angers.fr/hal-02488454
Contributeur : Taïna Tuhkunen <>
Soumis le : samedi 22 février 2020 - 18:48:09
Dernière modification le : mardi 6 octobre 2020 - 10:46:02

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  • HAL Id : hal-02488454, version 1

Citation

Taïna Tuhkunen. New Orleans as the city of misfit women in Jezebel (William Wyler, 1938) and The Flame of New Orleans (René Clair, 1941). E-rea - Revue électronique d’études sur le monde anglophone, Laboratoire d’Études et de Recherche sur le Monde Anglophone, 2016, 1. « Regards croisés sur la Nouvelle-Orléans : la cité décalée » / “Perspectives on New Orleans, the Misfit City” IV/ Réfractions littéraires et cinématographiques / Literary and cinematographic refractions. ⟨hal-02488454⟩

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