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Communication dans un congrès

Surveillance des bactéries multirésistantes aux antibiotiques (BMR) : Réseau BMR-Raisin, 2002 – 2008

Résumé :

Introduction/objectif du travail : Les taux de prévalence des BMR dans les établissements de santé (ES) français sont parmi les plus élevés parmi les pays européens. Depuis le milieu des années 90, le contrôle de la transmission croisée est devenu une priorité nationale pour le programme de contrôle des infections nosocomiales. En 1998, les ES ont été avisés de renforcer la surveillance des BMR et d’en augmenter la prévention à l’aide d’un guide de recommandations nationales.

Matériel et Méthodes :
Afin d’étudier l’impact du programme, un réseau national de surveillance des BMR est mis en place en 2002. La surveillance s’effectue 3 mois par an à partir d’ES volontaires. Toutes les souches à visée diagnostique (dédoublonnées par patient) de S. aureus résistants à la méticilline (SARM) et d’entérobactéries productrices de bêta-lactamase à spectre étendu (EBLSE) sont prospectivement incluses. Les densités d’incidence pour 1000 journées d’hospitalisation (JH) sont calculées pour les SARM et les EBLSE. Les tendances d’incidence entre 2004 et 2008 ont été analysées en utilisant la régression de Poisson.

Résultats :
Le nombre d’ES participant a augmenté de 478 en 2002 à 930 en 2008, représentant 58% des lits d’hospitalisation français. En 2008, l’incidence des SARM est plus élevée dans les réanimations (1,72/1000 JH) qu’en court séjour (0,53) ou en SSR-SLD (0,34). L’incidence des EBLSE est la plus élevée en réanimation (1,35) par rapport aux services de court séjour (0,34) et de SSR-SLD (0,15). Les EBLSE les plus fréquentes sont Enterobacter aerogenes (36%) en 2002 et Escherichia coli (58%) en 2008. Les bactériémies représentent respectivement 9% des prélèvements à SARM et 8% des prélèvements à EBLSE. Les tendances d’incidence entre 2004 et 2008 ont été analysées sur une cohorte de 302 ES. L’incidence des SARM a significativement diminué de 0,66 en 2004 à 0,51/1000 JH en 2008 (p<10-3). Cette diminution concerne tous les services des ES. En revanche l’incidence des EBLSE a significativement augmenté de 0,17 à 0,31/1000 JH. Cette augmentation est observée pour tous les services (p<10-3).

Conclusion :
Ces résultats tendent à montrer l’impact positif du programme national de prévention sur l’incidence des SARM. Néanmoins, les incidences restent élevées et les efforts doivent être maintenus. Au contraire, les incidences des EBLSE augmentent, plus particulièrement Escherichia coli productrices de BLSE. La diffusion de ces souches est d’origine complexe impliquant les établissements de santé mais également la communauté. Sa maîtrise doit faire l’objet de recommandations nationales spécifiques.

Type de document :
Communication dans un congrès
Liste complète des métadonnées

https://hal.univ-angers.fr/hal-03137536
Contributeur : Okina Université d'Angers <>
Soumis le : mercredi 10 février 2021 - 14:40:30
Dernière modification le : mardi 20 juillet 2021 - 17:20:04

Identifiants

  • HAL Id : hal-03137536, version 1
  • OKINA : ua11353

Citation

I. Arnaud, Anne Carbonne Berger, B. Coignard, N. Marty, C. Dumartin, et al.. Surveillance des bactéries multirésistantes aux antibiotiques (BMR) : Réseau BMR-Raisin, 2002 – 2008. Programme définitif et livre des résumés, 2010, Bordeaux, France. ⟨hal-03137536⟩

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