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Diagnostic biologique des candidoses

Résumé :

Les candidoses représentent les infections fongiques les plus fréquentes en pathologie humaine. Les techniques mycologiques classiques, de réalisation simple, suffisent le plus souvent à poser un diagnostic de candidose superficielle. Dans un contexte de candidose profonde ou systémique, l’hémoculture représente toujours le « gold standard », même si sa sensibilité peut être prise en défaut. Au cours des dernières décennies, un certain nombre de tests alternatifs à la culture ont été développés afin de pallier ce défaut de sensibilité. Ceux-ci reposent sur la détection d’anticorps, d’antigènes, de métabolites ou d’acides nucléiques.

Les résultats de la sérologie doivent, dans la grande majorité des cas, être interprétés en fonction du statut immunitaire des patients et la recherche isolée d’anticorps spécifiques est souvent peu contributive au diagnostic, si elle n’est pas associée à la recherche d’antigènes circulants. Ainsi, la recherche de mannanes circulants permet de détecter les infections causées par les principales espèces de Candida ; la sensibilité de cette technique augmente avec la répétition des prélèvements et la réalisation conjointe de la détection d’anticorps anti-mannanes. De même, la recherche de β(1,3)-D-glucanes, utilisée seule ou en association avec la recherche des mannanes, peut être utile pour dépister précocement une candidose profonde.

La biologie moléculaire permet d’envisager le diagnostic de candidose profonde sans être gêné par le statut immunitaire du patient. Grâce à l’arrivée récente de kits commerciaux, la détection moléculaire des Candida devrait se démocratiser dans les laboratoires. De même, l’approche protéomique par MALDI-TOF permet de raccourcir considérablement les délais d’identification des espèces isolées.

Les méthodes modernes de typage moléculaire, basées sur l’analyse de la variabilité du génome, ont remplacé les techniques phénotypiques. Bien qu’insuffisamment standardisées, elles sont un outil précieux permettant de mieux appréhender l’épidémiologie des infections à Candida.

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Article dans une revue
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https://hal.univ-angers.fr/hal-03333828
Contributeur : Okina Université d'Angers <>
Soumis le : vendredi 3 septembre 2021 - 11:29:33
Dernière modification le : samedi 4 septembre 2021 - 03:26:13

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Marc Pihet, Agnès Marot. Diagnostic biologique des candidoses. Revue Francophone des Laboratoires, Elsevier, 2013, 2013 (450), pp.47-61. ⟨10.1016/S1773-035X(13)71946-4⟩. ⟨hal-03333828⟩

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