Accéder directement au contenu Accéder directement à la navigation
Article dans une revue

Prise en charge de la toxoplasmose oculaire en France : résultats d’une étude Delphi modifiée

M. Schaeffer 1, * L. Ballonzoli 1 D. Gaucher 1 C. Arndt 2 K. Angioi-Duprez 3 R. Baudonnet 4 B. Bodaghi 5 Alain Bron 6, 7 F. Chiambaretta 8 B. Cimon 9, 10, 11 C. Chiquet 12 Catherine Creuzot-Garcher 6, 7 V. Daien 13 A.-S. Deleplanque 14 H. Fricker-Hidalgo 15 E. Hadjadj 16 S. Houze 17 T. Ifrah 18 J.-F. Korobelnik 19 P. Labalette 14 M.-Laure Le Lez 20 C. L’ollivier 21 M. Mercie 22 F. Mouriaux 23 L. Paris 5 H. Pelloux 12 C. Pomares 24 J.-C. Quintyn 25 M.-B. Rougier 19 A. Rousseau 26 V. Soler 27 M. Talmud 2 I. Villena 28, 2 O. Villard 1 C. Speeg-Schatz 1 T. Bourcier 1 A. Sauer 1 
Abstract : OBJECTIVE: To evaluate diagnostic and therapeutic practices and then establish a consensus on the management of ocular toxoplasmosis in France through a Delphi study. MATERIALS AND METHODS: Twenty-three French experts in ocular toxoplasmosis were invited to respond to a modified Delphi study conducted online, in the form of two questionnaires, in an attempt to establish a consensus on the diagnosis and management of this pathology. The threshold for identical responses to reach consensus was set at 70 %. RESULTS: The responses of 19 experts out of the 23 selected were obtained on the first questionnaire and 16 experts on the second. The main elements agreed upon by the experts were to treat patients with a decrease in visual acuity or an infectious focus within the posterior pole, to treat peripheral lesions only in the presence of significant inflammation, the prescription of first-line treatment with pyrimethamine-azithromycin, the use of corticosteroid therapy after a period of 24 to 48hours, the prophylaxis of frequent recurrences (more than 2 episodes per year) with trimethoprim-sulfamethoxazole as well as the implementation of prophylactic treatment of recurrences in immunocompromised patients. On the other hand, no consensus emerged with regard to the examinations to be carried out for the etiological diagnosis (anterior chamber paracentesis, fluorescein angiography, serology, etc.), second-line treatment (in the case of failure of first-line treatment), or treatment of peripheral foci. CONCLUSION: This study lays the foundations for possible randomized scientific studies to be conducted to clarify the management of ocular toxoplasmosis, on the one hand to confirm consensual clinical practices and on the other hand to guide practices for which no formal consensus has been demonstrated. Résumé Objectif Évaluer les pratiques diagnostiques et thérapeutiques puis établir un consensus sur la prise en charge de la toxoplasmose oculaire en France grâce à une étude Delphi. Méthodes Vingt-trois experts français de la toxoplasmose oculaire ont été invités à répondre à une étude Delphi modifiée menée en ligne, sous forme de deux questionnaires, afin de tenter d’établir un consensus sur le diagnostic et la prise en charge de cette pathologie. Le seuil de réponses identiques pour aboutir à un consensus a été fixé à 70 %. Résultats Les réponses de 19 experts sur les 23 sélectionnés ont été obtenues au premier questionnaire et de 16 experts au second. Les principaux éléments qui font consensus auprès des experts sont de traiter les patients avec une baisse d’acuité visuelle ou un foyer infectieux au pôle postérieur, l’instauration d’un traitement face à un foyer périphérique seulement en cas d’inflammation importante, la prescription d’un traitement de première intention par l’association pyriméthamine–azithromycine, l’utilisation d’un traitement par corticostéroïdes après un délai de 24 à 48 h, la prophylaxie des récidives fréquentes (plus de 2 épisodes par an) par triméthoprime-sulfaméthoxazole ainsi que la mise en place d’un traitement prophylactique des récidives chez les patients immunodéprimés. En revanche, aucun consensus ne se dégage pour les examens à réaliser pour le diagnostic étiologique (ponction de chambre antérieure, angiographie à la fluorescéine, sérologie…), pour les traitements de seconde intention (en cas d’échec du traitement de première ligne) ni pour le traitement des foyers périphériques. Conclusion La présente étude pose les bases d’éventuelles études scientifiques randomisées à mener afin de clarifier les prises en charge la toxoplasmose oculaire, d’une part pour confirmer les habitudes cliniques qui font consensus, d’autre part pour guider les pratiques pour lesquelles aucun consensus formel n’est mis en évidence.
Liste complète des métadonnées

https://hal.univ-angers.fr/hal-03559924
Contributeur : Nathalie CLEMENT Connectez-vous pour contacter le contributeur
Soumis le : lundi 7 février 2022 - 11:34:01
Dernière modification le : vendredi 9 septembre 2022 - 10:20:08

Identifiants

Citation

M. Schaeffer, L. Ballonzoli, D. Gaucher, C. Arndt, K. Angioi-Duprez, et al.. Prise en charge de la toxoplasmose oculaire en France : résultats d’une étude Delphi modifiée. Journal Français d'Ophtalmologie, Elsevier Masson, 2022, 45 (4), pp.413-422. ⟨10.1016/j.jfo.2021.11.007⟩. ⟨hal-03559924⟩

Partager

Métriques

Consultations de la notice

37